Points clés

le continent se redresse après la crise mondiale de 2009 et la dynamique de reprise devrait se poursuivre si la conjoncture mondiale le permet. Après les événements en Afrique du Nord qui ont ramené le taux de croissance économique à 2.7 % en 2011, l’économie africaine a rebondi pour atteindre 5 % en 2012, et devrait, selon les prévisions, atteindre 4.8 % en 2013 et 5.1% en 2014. Sous l’effet de la pression de la demande qui a permis d’inverser la tendance à la baisse des prix des produits de base, les performances commerciales se sont également améliorées. L’Afrique, hors Afrique du Nord, exporte désormais autant en direction des économies émergentes que vers ses partenaires commerciaux traditionnels, ce qui la préserve en partie du ralentissement économique mondial.

La situation varie en fonction des sous-régions, des pays et des objectifs mais, selon le rapport 2012 sur les OMD, l’évolution générale est positive. D’après le Rapport de suivi mondial, la région a réalisé plus de 60 % des progrès nécessaires pour atteindre, d’ici 2015, des objectifs tels que l’égalité hommes-femmes, la scolarisation de tous les enfants dans le primaire, la lutte contre la pandémie du VIH/sida et l’accès à l’eau potable.

Une amélioration générale de la qualité des élections, l’annulation de changements de gouvernement contraires à la constitution, et des avancées favorisant un retour de la stabilité en Somalie. La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, désormais en vigueur, représente un engagement majeur pour l’amélioration et le suivi de la gouvernance en Afrique. L’UA et les organisations régionales ont joué un rôle de tout premier plan en condamnant les actions anticonstitutionnelles et en oeuvrant au rétablissement de gouvernements démocratiques, avec le soutien de la communauté internationale.

Les recettes intérieures sont de loin la principale source de financement du développement. Après avoir quadruplé entre 2002 et 2008 pour s’établir à 509 milliards de dollars EU, elles avaient chuté à 389 milliards en 2009 – la majeure partie de la baisse étant survenue dans des pays exportateurs de pétrole. Elles sont revenues à 531 milliards de dollars EU en 2011 sous l’effet des fortes performances en terme de revenus en Afrique (hors Afrique du nord) et ont continué à augmenter en 2012 pour atteindre un nouveau record de 598 milliards de dollars EU. Elles se sont fortement contractées dans quelques pays (guère plus de neuf actuellement) dont les ressources intérieures représentent moins de 15 % du PIB. Les questions de l’allocation des dépenses et de leur efficacité restent cependant d’actualité.

Selon les estimations, l’APD destinée à l’Afrique a diminué pour atteindre environ 46 milliards de dollars EU en 2012, ce qui est nettement en deçà de l’objectif requis pour 2010 afin de respecter les engagements pris en 2005. Pour pouvoir pleinement les honorer, des efforts conséquents sont encore nécessaires. Les progrès relatifs à la mise en oeuvre des engagements de Paris et d’Accra sur l’efficacité de l’aide ont été lents, et il faudra aller plus loin pour honorer, dans les délais convenus, les engagements pris à Busan au sujet du déliement, de la transparence et de la prévisibilité de l’aide.

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